Posted by leakspinner janvier 16, 2011 at 1:04

Extra-judicial killings in Bangladesh

Great Britain trains secret death squad

This article was written by leakspinner
Picture by Rainer Ebert
Bangladeshi army (symbolic picture)

Le Bataillon d’Intervention Rapide du Bangladesh a été condamné par plusieurs ONG en faveur des droits de l’homme, dont Human Rights Watch et Amnesty, comme étant une brigade de la mort sponsorisée par le gouvernement. Pourtant, ce groupe continue de recevoir un entrainement intensif en « techniques d’interrogatoire » et « règles d’intervention » de la part du gouvernement britannique.

En plus de cette relation gênante, un câble diplomatique américain daté du 14 avril 2009, révèle une demande de deux marshals américains pour augmenter le programme d’entrainement britannique. Le but était, d’après le câble, de mettre en place un entrainement « avec le Bataillon d’Intervention Rapide pour une durée de trois mois pour aider à régler des affaires internes, à utiliser la force et les règles des méthodes d’intervention ». La finalité de cette stratégie est apparemment de garantir le renforcement du bataillon et, par la même occasion, de faciliter les objectifs du contre-terrorisme anglais et américain au Bangladesh. Interrogé à propos de cet aide pour l’entrainement du bataillon, le bureau des affaires étrangères a répondu que le gouvernement britannique « apporte une large assistance pour les droits de l’homme ». Selon le Guardian, le responsable d’entrainement du bataillon, Mejbah Uddin « n’a connaissance d’aucun entrainement pour les droits de l’homme depuis qu’il a été nommé l’été dernier ». On sait grâce aux câbles que l’entrainement britannique pour le bataillon a commencé il y a trois ans.

Un autre câble décrit la visite d’une équipe inter-agence du gouvernement américain à Dakha du 12 au 16 juillet 2008 dans le but de conduire une appréciation du Bataillon d’Intervention Rapide. De plus, il y a eu des rencontres avec des responsables du gouvernement américain qui expliquent que leur capacité à offrir un entrainement au bataillon était « limité par les violations présumées aux droits de l’homme du bataillon ». De telles violations ont rendus le bataillon inéligible à recevoir de l’aide d’après le Leahy Law qui « interdit l’assistance militaire américaine à des unités militaires étrangères qui violent les droits de l’homme avec impunité ».

Durant la période d’appréciation par l’équipe inter-agence du gouvernement américain, il y a eu des rencontres avec des journalistes, des universitaires, des avocats des droits de l’homme et des dirigeants économiques. Il en a résulté de nombreux rapports d’abus et d’usages illégaux de la force pour éliminer des cibles. D’après ce câble, plusieurs interlocuteurs civils ont ajoutés que « le bataillon jouit d’un grand respect et d’admiration de la part de la population… du fait de la corruption persistante et de l’inefficacité des autres éléments de la police’. En dépit des perspectives optimistes décrites par ce câble, des actions meurtrières illégales continuent d’avoir lieu.

Depuis qu’il est devenu opérationnel en 2004, le bataillon n’a eu cesse de recevoir des condamnations de la part de la communauté internationale. Durant ses six années de règne, il y a eu un nombre incalculable de rapports sur des meurtres illégaux, l’usage de la torture, des kidnapping et du chantage. Ces rapports ont été consciencieusement signalés pas des activistes en faveur des droits de l’homme. Parmi les rapports de disparitions et de mutilations, il y a des allégations montrant que le Bataillon d’Intervention Rapide a conduit plus de 1000 meurtres illégaux, qui sont communément expliqués par le bataillon comme résultant de « tirs croisés ».

Un rapport d’Amnesty International souligne le traitement d’un membre du parlement de l’opposition pour le parti nationaliste du Bangladesh. Salauddin Quader Chowdhury a été arrêté, emprisonné et interrogé, cela incluant l’application d’électrodes à ses parties génitales, des incisions à son estomac avec des rasoirs, et la torsion de ses doigts des mains et des pieds avec des pinces, alors qu’il n’était impliqué dans aucun crime. Malgré tous ces abus détaillés, les gouvernements américain et anglais prévoient que le Bataillon d’Intervention Rapide deviendra l’équivalent bengali du FBI.

Cet article a été traduit de l’anglais par Pierre Villard.

2 Responses to “Great Britain trains secret death squad”

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