Posted by simon janvier 10, 2011 at 12:08

Genetically Modified Food

Monsanto and U.S. foreign policy

This article was written by simon
Picture taken by Nevit Dilmen
Stunning corncobs (symbolic picture)

Deux câbles (09MADRID482, 07PARIS4723), chevauchant deux présidences américaines, prouvent que les États-Unis sont inébranlables dans leur volonté d’étendre les cultures d’OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) ; en particulier la nouvelle vedette de la compagnie Monsanto, le maïs européen modifié MON810. Ces câbles démontrent l’ingérence dans la politique de l’Union Européenne pour les intérêts économiques en dépit des droits des citoyens européens à débattre et à décider.

Un câble envoyé par l’ambassadeur Stapleton en décembre 2007 concerne le statut de la France comme leader européen pour décider de leur politique en matière d’OGM. Les intérêts américains mentionnés font obstacle à la reprise des exportations du maïs MON819, un céréale breveté fabriqué par la compagnie américaine Monsanto implantée dans le domaine de la biotechnologie. Il n’y a pas de séparation entre le gouvernement américain et l’entreprise privée Monsanto, ou la reconnaissance que les pays européens ont le droit de choisir par eux-mêmes en ce qui concerne les biotechnologies.

“La Mission Paris recommande que le gouvernement américain renforce notre position de négociation avec l’Union Européenne sur les biotechnologies agricoles en publiant une liste de représailles quand la « durée raisonnable d’attente » expirera. D’après nous, l’Europe ne va pas de l’avant sur cette question avec la France qui joue un rôle majeur, accompagnée de l’Autriche, l’Italie et même la Commission… En France, le « Grenelle » de l’environnement est en train de remplacer les décisions fondées sur la science en faveur d’une évaluation « d’intérêt commun ».

Ce câble va même jusqu’à suggérer une campagne ciblée et organisée pour essayer d’empêcher l’interdiction des OGM dans l’Union Européenne :

L’Équipe Paris recommande de préparer une liste de représailles graduées afin de causer des difficultés à l’Union Européenne puisqu’il s’agit d’une responsabilité collective, mais surtout aux pires responsables. La liste devrait être plus mesurée que brutale et doit être applicable sur le long terme car nous ne devrions pas nous attendre à une victoire rapide.”

Clairement, il y a eu des tentatives systématiques pour influencer la politique européenne sur les OGM en faveur des intérêts des compagnies américaines qui cherchent à passer outre les démocraties des états de l’Union Européenne.

Mais les choses ont-elles changées sous l’administration Obama ? Un autre câble envoyé en mai 2009 depuis l’ambassade américaine à Madrid laisse entendre que non. Le câble détaille l’étendue avec laquelle les États-Unis veulent exercer une pression politique en faveur de la poursuite de la semence d’OGM. Plus précisément, il y a une requête faîte au gouvernement des États-Unis par le Secrétaire d’État Espagnol Josep Puxeu et la multinationale Monsanto pour « renouveler le soutien de la position espagnole sur l’agriculture et les biotechnologies », dans le but de mettre l’accent sur la conclusion donnée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments qui rapportte qu’il « n’y a pas de nouvelles preuves scientifiques qui ont été trouvées à propos de risques concernant les plantations de MON810″. Cependant, dans le même câble, il est admis que cette étude est remise en question.

Cet article a été traduit de l’anglais par Pierre Villard.

3 Responses to “Monsanto and U.S. foreign policy”

  1. Here in France we’re worried about controls on GMO in EU.

  2. e-lena, on septembre 6th, 2011 at %H:%M Said:

    http://www.spiegel.de/wirtschaft/service/0,1518,784694,00.html
    « Honig mit gentechnisch veränderten Pollen muss nach einem Urteil des Europäischen Gerichtshofs (EuGH) vor dem Vertrieb erst geprüft und zugelassen werden. Das hat das oberste EU-Gericht am Dienstag in Luxemburg entschieden (AZ: C-442/09). Die Richter gaben in dem Prozess einem deutschen Imker recht, der auf Schadenersatz für seinen Honig geklagt hatte, nachdem darin Pollen von gentechnisch verändertem Mais entdeckt worden waren. »

  3. e-lena, on septembre 6th, 2011 at %H:%M Said:

    http://www.spiegel.de/wirtschaft/service/0,1518,784694,00.html
    « Großer Sieger des Verfahrens ist der Imker Karl-Heinz Bablok aus Augsburg. Er produzierte Honig in der Nähe eines Grundstücks, auf dem zu Forschungszwecken gentechnisch veränderter Mais angebaut wurde. Später fand er in dem Honig Pollen von der Sorte Monsanto 810. Dieser Mais ist als Tierfutter, aber nicht als Lebensmittel zugelassen. Bablok vernichtete deshalb seinen Honig in einer Müllverbrennungsanlage und verklagte den Freistaat Bayern auf Schadenersatz.

    Dieser steht ihm nun nach dem Urteil des EuGH zu. Außerdem müssen künftig alle Landwirte, die Genmais anbauen wollen, damit rechnen, dass Imker in ihrer Region Schadensersatz sowie Schutzmaßnahmen verlangen, um eine Verunreinigung zu verhindern.

    Die Entscheidung ist auch eine herbe Schlappe für die EU-Kommission und Lobbygruppen der Agrarindustrie. Denn diese wollen den Grundsatz der Null-Toleranz zu gentechnisch veränderten Lebensmitteln aufweichen. In Deutschland ist der Anbau von Genmais seit April 2009 verboten. Monsanto bemüht sich jedoch um eine Wiederzulassung. »

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