DynCorp party with underage entertainment
Un câble publié provenant de l’ambassade américaine de Kaboul à destination de Washington à propos de conversations entre le ministre de l’intérieur afghan, Hanif Atmar, et l’assistant de l’ambassadeur américain, Joseph Mussomeli, à Kaboul révéla de la prostitution infantile dans un cadre inimaginable dans le monde occidental. Le câble 09KABUL1651 daté du 24 juin 2009 a été publié par Wikileaks plus tôt ce mois ci.
Le câble révèle « l’achat de faveurs auprès d’un enfant » par des officiels et civils afghans lors d’une soirée organisée par DynCorp, une société militaire privée américaine travaillant en Afghanistan pour entrainer les officiers de police.
« Servir aujourd’hui pour un lendemain sans risque », DynCorp a sans aucun doute une vision déplaisante du futur. Mohammad Hanif Atmar, l’ancien ministre du développement et de la réhabilitation rural, ainsi qu’ancien ministre de l’éducation, était nommé ministre de l’intérieur en Afghanistan depuis à peine 6 mois au moment de la conversation avec l’assistant de l’ambassadeur, Joseph Mussomeli.
La soirée organisée par DynCorp à Kunduz le 11 avril était similaire à une soirée « bacha bazi ». Cela se traduit par « jouer avec des enfants », et c’est un marché plus étendu dans le sud de l’Afghanistan, mais cela reste une activité culturelle réprouvée dans la totalité de l’Afghanistan.
Des enfants pré-pubères, souvent des garçons, sont habillés et obligés de danser devant une foule d’hommes opulents ou bien influents. Les « batchas », ou les garçons qui dansent, sont souvent mis aux enchères et reviennent à celui proposant la plus haute enchère pour être utilisés comme divertissements ou comme objets sexuels.
Pendant la conversation, Atmar souligna la sensibilité de cette affaire. Il pria les américains « d’essayer d’étouffer tous les articles de presse » sur le sujet, ainsi que les vidéos y faisant référence. La raison pour garder ce scandale en-dehors des médias pourrait être, comme Atmar le suggéra, que « cette publication pourrait mettre en danger des vies ».
Atmar avait peur depuis que le président Karzai l’avait menacé en disant que son « prestige » dépendait de sa capacité à gérer le scandale de DynCorp et le meurtre de plusieurs citoyens Afghan par les mercenaires de Blackwater.
Le câble prétend qu’une enquête a été ouverte et que des actions disciplinaires ont été prises contre les dirigeants de DynCorp. Le message adressé à Washington prédisait avec raison que : « un article de journal très attendu sur le scandale de Kunduz n’a pas été publié, mais si cela fait trop de bruit, cela pourrait inciter le journaliste à le publier ».
DynCorp reçoit plus de 96% de ses profits de la part du gouvernement américain. De plus, DynCorp a été critiqué pour ne pas avoir comptabilisé plus d’un milliard de dollars de contrats.
Cet article a été traduit de l’anglais par Pierre Villard.

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