Bahraini government fabricates Iranian threats
Les États-Unis ne croient pas la « menace iranienne »
Les câbles ont révélé que les différentes allégations sur « la menace iranienne » et les diverses conspirations à propos du Hezbollah avancées par le gouvernement du Bahreïn ne sont fondées sur aucune preuve. L’ambassade des États-Unis confirme que le gouvernement n’a jamais avancé de quelconques éléments sur ces menaces. Ce qui suit est un extrait du câble 08MANAMA528 :
“A ce jour, nous n’avons vu aucun élément à propos d’armes iraniennes ou de transferts d’argent depuis au moins le milieu des années 90, quand les partisans de l’Ayatollah Shirazi furent rassemblés et condamnés pour sédition… Si le gouvernement du Bahreïn avait des preuves à propos de plus récentes contestations iraniennes, il aurait rapidement partagé ces éléments avec nous.”
Et dans le câble 08MANAMA541 :
“Le roi Hamad relata le rapport selon lequel des Bahreïnis étaient entrainés par le Hezbollah au Liban, mais reconnu qu’il n’avait aucune preuve définitive. Il spécula également que le gouvernement de Syrie était complice et devait aider au passage de ces Bahreïnis comme touristes sans vérification de passeport. (Note : Post a entendu différentes versions de cette théorie de la part de représentants du Bahreïn dans le passé, mais en dépit de nos demandes le gouvernement du Bahreïn n’a pas été mesure d’avancer des éléments. Fin de note..)”
« La menace iranienne » et la militarisation du Golfe
Ces « menaces » sont l’une des principales raisons pour un système de défense excessif et le recours à des entrainements militaires auprès des États-Unis. Bien qu’il n’y ait aucune preuve concrète de ces « menaces iraniennes », les États-Unis semblent être satisfaite avec le Bahreïn tenant la place de leader dans la coopération multilatérale pour la sécurité entre les membres du CCG [ndt : Conseil de Coopération du Golfe] à propos de « possibles menaces iraniennes ». Ce qui suit sont respectivement des extraits des câbles 08MANAMA252 et 08MANAMA496 :
“Leur priorité numéro un en matière de sécurité est l’Iran. [...] Le Bahreïn voit une campagne fomentée par le régime de Téhéran pour propager son idéologie extrémiste à travers la région. [...] Le Bahreïn est un leader avisé pour une plus grande . Le Département de la Défense a lancé un nombre d’initiatives pour développer les capacités de coopération aux niveaux aérien et naval. Le 4 mars, les forces navales du Bahreïn ont pris les commandes de la Combined Task Force (CTF) 152 [ndt : lire CTF 150], la force maritime de la coalition qui patrouille au centre et au sud du Golfe Persique. [...] C’est la première fois qu’un état du Golfe est à la tête d’une opération militaire de la coalition. »
“Comme le commandement de la CTF-152 par le général Mansoori l’a montré, nous pouvons utiliser notre proche relation avec le Bahreïn à propos de la sécurité pour continuer à développer l’entente entre les États-Unis et le CCG pour une coopération sur la sécurité.”
Et tandis que la majorité des Bahreïnis vivent dans la pauvreté, les dépenses du gouvernement pour la défense nationale deviennent la première priorité, même si le risque est creuser le déficit national (08MANAMA496) :
“Le roi Hamad annonça le 26 mars au secrétaire Gates que le Bahreïn a estimé avoir besoin de compléter sa couverture de l’île avec des batteries de type Patriot. Il ajouta qu’il espérait que les États-Unis en fourniraient un, tandis que le Bahreïn achèterait ou louerait les autres (mais à notre avis cela serait une grosse dépense pour le budget du Bahreïn.)”
Cet article a été traduit par Pierre Villard.

[...] tried to take advantage of the turmoil” in Bahrain, despite the fact that there is literally no evidence for such a [...]