US murdered up to 4000 civilians in Panama invasion
Dans ce câble estampillé SECRET, daté du 13 décembre 1989, Bushnell écrit que Noriega est peut-être sur le point de dissoudre l’administration Rodriguez composée de « ses marionnettes civiles » et de prendre les pleins pouvoirs du gouvernement. Et que « beaucoup voient cette action de Noriega comme la dernière étape vers un régime totalitaire et de plus sévères répressions. »
Les leaders de l’opposition espèrent en silence que les Opérations Clandestines (et autres) des États-Unis, possiblement associées avec d’autres actions feront tomber Noriega.
L’opposition n’a que peu d’énergie pour surmonter une nouvelle épreuve à moins d’être convaincue que cela sera la dernière à surmonter. Seul un autre coup d’État détient une telle promesse, mais l’opposition n’est pas en mesure d’influencer sur une telle issue de quelque manière que ce soit.
A la suite de la section du câble intitulée « La prochaine tentative » :
Pendant ce temps, de célèbres partisans civils de Noriega, tel que [strictement protégé], pensent dores et déjà à l’après-Noriega en préconisant avec Emboffs une déclaration de l’opposition pour l’amnistie des partisans du régime. Des sources indiquent maintenant que Noriega suspecte un autre coup d’État dès le 15 décembre.
Le dernier paragraphe du câble du 13 décembre 1989 :
Les tensions politiques au Panamá, augmentées par des révélations récentes de la presse et les annonces de sanctions américaines, déclineront probablement au début de l’année 1990, sauf en cas d’évènement majeur. Noriega ne montre aucun signe laissant penser qu’il a l’intention de partir volontairement. Compte tenu des réalités politiques dans ce pays, le seul espoir pour un premier pas dans la résolution des crises est un autre coup d’État. Attendre que cela se produise est le principal espoir politique au Panamá en 1990.
Contexte historique du Panamá, de Noriega et de l’affaire Iran-Contra
La dictature militaire de Noriega a été soutenue par les États-Unis quand Noriega jouait un double rôle en Amérique Centrale sous la supervision de la CIA. George H.W. Bush était à la tête de la CIA en 1976-77.
Noriega approvisionna les Contras Nicaraguayens et d’autres guérillas de la région avec des armes et des munitions. Noriega perpétra l’assassinat et la torture de plus d’une centaine de Panaméens et condamna au moins une centaine de dissidents à l’exil.
Le gouvernement du Panamá reçu 12 millions de dollars de la part du Shah d’Iran afin que le Panamá accorde l’asile à des leaders iraniens. En 1985-86, des missiles anti-tanks et anti-avions furent envoyés à l’Iran et de la cocaïne fut passée en contrebande aux États-Unis.
Cet arrangement financier est au coeur de l’affaire Iran-Contra qui eu pour conséquence des enquêtes et des poursuites en justice de plusieurs douzaines de représentants officiels américains dont Oliver North, John Poindexter, Elliott Abrams et Caspar Weinberger.
Opération Just Cause – Invasion du Panamá par les États-Unis
Le 19 décembre, le président George H.W. Bush ordonna l’invasion du Panamá lors de l’opération nommée « Just Cause » [ndt : Juste Cause], en déclarant que cette opération était nécessaire à la sauvegarde de vies de citoyens américains au Panamá, à la défense de la démocratie et des droits de le homme, à la lutte contre le trafic de drogue, et à la sécurisation du Canal. L’estimation du nombre de morts civils lors de l’attaque de deux semaines par les forces américaines varie de 400 à 4000.
Plusieurs blocs d’appartements ont été complètement détruits. 20.000 personnes ont été déplacées. Dans la ville de Panama, après l’invasion, la criminalité et le trafic de drogue ont augmenté, et les conditions de vie dans certains quartiers ont empiré.
De lourds dommages laissèrent des milliers de sans-abri, le chômage augmenta, les infrastructures du gouvernement furent laissées dans le chaos. Les dommages économiques causés par l’invasion des États-Unis sont estimés entre 1,5 et 2 milliards de dollars.
Pendant l’invasion, Manuel Noriega a été renversé, la Force de défense du Panamá a été dissoute et Guillermo Endara a été assermenté en justice. Noriega a été condamné et emprisonné pour trafic de drogue aux États-Unis. Le 26 avril 2010 Noriega a été extradé vers la France pour blanchiment d’argent, et son procès a débuté le 28 Juin 2010 à Paris.
Faits historiques tirés d’articles de Wikipedia :
- Wikipedia : Panamá
- Wikipedia : Invasion du Panamá par les États-Unis
- Wikipedia : Affaire Iran-Contra
Cet article a été traduit de l’anglais par Pierre Villard.

Your headline reads « US murdered 4000″. Yet the fine print, the article itself says estimated 400-4000. So, can you prove your headline is correct? If so show us hard facts, don’t base headlines on an opinion. We want facts.
@Annon Artist
US murdered UP TO 4000 civilians in Panama invasion
The point is that US soldiers participated in the murders. Whether one or 4000 is irrelevant. The fact that they committed murder is what is important.
Killing civilians goes against the Geneva Convention. These soldiers and their superiors should have been prosecuted but like most atrocities our military are involved it get’s ignored.
Americans continue to show a prejudicial mindset. If it is someone not white or in another country we think nothing of it.
Well look out America-It seems that martial law is closer everyday and by that time it will be too late to protest.
@Annon Artist
Good point
Um… I wrote this article mid-December when the site was Operation Leakspin. Some changes have been made and that is no problem. the thing is I would appreciate it if Simon didn’t have his name on it. Anonymous should be there instead or say it was edited Simon …. I sent another article and hope it will say Anonymous. I’d like to send articles to you but won’t if someone else puts their name on it.
According to journalist John Pilger, in his book « The New Rulers of the World » he quotes Martha Gellhorn (who went to investigate a year later) as saying the death toll was « at least 8000″. Noriega was an old pal of Bush, but stepped out of line. No journalists were allowed in during the invasion, and later journalist were told that Noriega’s troops had torched the slums, which was a lie.
[...] Wikileaks: EEUU asesinó entre 400-4000 civiles en la invasión a Panamá de 1989 [ENG] crowdleak.net/1989-coup-in-panama/ por Cendrero hace 2 segundos [...]
Great post thanks man!
Similar to what W. Bush did to Haiti. Invade, depose and install.
This time to stop Aristide from increasing the Hatian minimum wage which would have pressured the US owned corporations in the region to raise their ‘slave’ wages.
Do yourselves a favour and Google ‘The Tatum Chronicles’ by D.G. « Chip » Tatum.
This will most definately give you a much better understanding of what and who was invloved in that murderous spree and most importantly the « WHY ».
so how does this cable support the idea that these civilians were « murdered »? « Murder » implies active, conscious, intentional killing. Where in this cable – which in the summary sounds like a description of Noriega’s political aims – does it say that the US forces intentionally killed up to 4000 civilians?